CO129-353 - Public Offices - 1908 — Page 150

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146

CHINA RAILWAYS.

CONFIDENTIAL.

[32399]

[September 17.]

SECTION 2.

No. 1.

Papers communicated by Mr. Addis, September 17, 1908.

(1.)

(Personnelle.)

Cher Mr. Addis,

M. Homberg to Mr. Addis,

Banque de l'Indo-Chine, Paris, le 14 Septembre, 1908.

JE vous accuse réception de votre lettre particulière du 11 Septembre, que j'ai lue avec le plus grand soin et que je ne manquerai pas de communiquer à M. Simon dès son retour.

J'estime, en effet, que la question qui s'y trouve posée me dépasse, et que c'est à M. Simon, et aussi à M. Caillaux, qu'il appartient surtout de préciser la portée et de discuter l'interprétation des accords que le groupe Français a conclus avec le vôtre.

Mais, puisque vous voulez bien me donner franchement votre point de vue dans cette affaire, vous me permettrez, j'en suis sûr, de vous donner avec une égale liberté mon opinion personnelle.

Le défaut de votre thèse me paraît être qu'elle nous réduit à un rôle de sous-participants, alors que tant dans la lettre même que dans l'esprit de nos accords, nous sommes associés et devons être co-contractants. N'a-t-il pas toujours été entendu que les négociations seraient menées conjointement à Pékin par nos deux Représentants; et cela n'implique-t-il pas la nécessité d'une entente pour faire aboutir les pourparlers sur des bases déterminées ? En ce qui concerne la négociation de l'Hankéou-Pékin, puisque c'est de celle-là qu'il s'agit aujourd'hui, vous vous êtes toujours plu, mon cher Mr. Addis, à reconnaître que nous vous avions "apporté" cette affaire; il me semble que le moins que nous puissions demander c'est qu'elle ne soit pas conclue dans des conditions rendant notre participation impossible, alors surtout que notre préférence eût été que nous nous abstenions de concert de la faire sur des bases qui, pour un temps assez long tout au moins, vont rendre les Chinois intraitables et gâter nos entreprises futures.

Tout ceci dit à titre personnel, mon cher Mr. Addis, et dans le désir le plus vif que, par de franches et loyales explications, notre entente soit préservée de toute atteinte. J'ai pleine confiance d'ailleurs que nos efforts combinés vont amener les Chinois à respecter la parole une fois donnée et que nous pourrons traiter suivant la formule 93.

Veuillez, &c.

(Signé)

O. HOMBERG.

(2.)

(Private.)

Dear M. Homberg,

Mr. Addis to M. Homberg.

Hong Kong and Shanghae Banking Corporation,

31, Lombard Street, London, September 15, 1908.

I HAVE your letter of the 14th September, in reply to mine of the 11th September, which I note is to be referred to M. Simon on his return.

I will, therefore, confine myself for the present to remarking that, while recognizing the French predominance in the Peking-Hankow Railway, I have never, so far as I am aware, admitted for one moment that the redemption loan business, on the subject of which I have been in correspondence with Mr. Hillier for more than two years, was introduced to us by the French. The distinction is patent.

Secondly, I have over and over again expressed the opinion that joint negotiation in China, in the sense of being conducted by two persons simultaneously, was an impossibility. The Chinese were bound to play off one upon the other. Therefore,

[1940-2]

Page 150

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Papers communicated by Mr. Addis, September 17, 1908.

(1.)

(Personnelle.)

Cher Mr. Addis,

M. Homberg to Mr. Addis,

Banque de l'Indo-Chine, Paris, le 14 Septembre, 1908. JE vous accuse réception de votre lettre particulière du 11 Septembre, que j'ai lue avec le plus grand soin et que je ne manquerai pas de communiquer à M. Simon dès son retour.

J'estime, en effet, que la question qui s'y trouve posée me dépasse, et que c'est à M. Simon, et aussi à M. Caillaux, qu'il appartient surtout de préciser la portée et de discuter l'interprétation des accords que le groupe Français a conclus avec le vôtre,

Mais, puisque vous voulez bien me donner franchement votre point de vue dans cette affaire, vous me permettrez, j'en suis sûr, de vous donner avec une égale liberté mon opinion personnelle.

Le défaut de votre thèse me paraît être qu'elle nous réduit à un rôle de sous- participants, alors que tant dans la lettre même que dans l'esprit de nos accords, nous sommes associés et devons être co-contractants. N'a-t-il pas toujours été entendu que les négociations seraient menées conjointement à Pékin par nos doux Représentants; et cela n'implique-t-il pas la nécessité d'une entente pour faire aboutir les pourparlers sur des bases déterminées ? En ce qui concerne la négociation de l'Hankéou-Pékin, puisque c'est de celle-là qu'il s'agit aujourd'hui, vous vous êtes toujours plu, mon cher Mr. Addis, à reconnaître que nous vous avions "apporté" cette affaire; il me semble que le moins que nous puissions demander c'est qu'elle ne soit pas conclue dans ces conditions rendant notre participation impossible, alors surtout que notre préférence cût été que nous nous abstenions de concert de la faire sur des bases qui, pour un temps assez long tout au moins, vont rendre les Chinois intraitables et gâter nos entreprises futures,

Tout ceci dit à titre personnel, mon cher Mr. Addis, et dans le désir le plus vif que, par de franches et loyales explications, notre entente soit préservée de toute atteinte. J'ai pleine confiance d'ailleurs que nos efforts combinés vont amener les Chinois à respecter la parole une fois donnée et que nous pourrons traiter suivant la formule 93.

Veuillez, &e.

(Signé)

O. HOMBERG.

(2.)

(Private.)

Dear M. Homberg,

Mr. Addis to M. Homberg.

Hong Kong and Shanghae Banking Corporation,

31, Lombard Street, London, September 15, 1908.

I HAVE your letter of the 14th September, in reply to mine of the 11th September, which I note is to be referred to M. Simon on his return.

I will, therefore, confine myself for the present to remarking that, while recognizing the French predominance in the Peking-Hankow Railway, I have never, so far as I am aware, admitted for one moment that the redemption loan business, on the subject of which I have been in correspondence with Mr. Hillier for more than two years, was introduced to us by the French. The distinction is patent.

Secondly, I have over and over again expressed the opinion that joint negotiation in China, in the sense of being conducted by two persons simultaneously, was an impossibility. The Chinese were bound to play off one upon the other. Therefore,

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